Conseil 10: Écrire des dialogues

Gardez à l’esprit votre liberté d’écriture. C’est ainsi que des idées spontanées intéressantes apparaissent parfois. Vous censurerez certaines phrases à la relecture.

Comment installer un dialogue intéressant ?

– Posez-vous les bonnes questions: Qui parle ? Comment ? C’est à vous de trouver le rythme, le registre de langue, le vocabulaire, les expressions favorites de votre personnage. Créez un style.

Par exemple, dans « Tout le monde sait que la neige est rouge », le personnage d’Angie a un langage grossier, en opposition avec celui de son amie Sophia, élevée dans le respect des règles religieuses ou de son fils Josh au langage mature mais encore enfantin.

– Mettez vos dialogues en scène et demandez-vous si « ça sonne vrai ». Un dialogue, c’est une conversation entre deux ou plusieurs personnes. Faites les réajustements si nécessaire. Un dialogue, c’est avant tout du théâtre. Mettez-vous une fois de plus dans la peau de vos personnages.

– Supprimez les dialogues insignifiants sur la pluie et le beau temps.

Exemple : – Il pleut !

– Oui, c’est vrai, quel temps de chien !

Les dialogues vides peuvent durer longtemps et n’apportent rien à l’intrigue ni à la construction des personnages. Ils alourdissent le textes et perdent le lecteur. En revanche, un silence prolongé, des mots qui n’arrivent pas à sortir, donnent parfois une pesanteur utile et un sens au dialogue.

– Les répliques doivent être réfléchies, retravaillées souvent, jusqu’à parvenir à un résultat qui vous fasse sourire de contentement en les relisant.

– Les dialogues ne doivent pas monopoliser le chapitre, sauf si vous écrivez du théâtre. Ils ponctuent le récit et les descriptions et non l’inverse. Choisissez-les bien. Supprimez-en si le narrateur peut amener l’information autrement. Gardez ceux qui rendent le récit vivant.

– Vos dialogues seront souvent accompagnés de verbes de dialogue (dire, s’exclamer, plaisanter, couper, s’écrier, marmonner, susurrer, hurler, renoncer, etc.)

Ne cherchez pas à changer de verbe à chaque réplique. Le verbe « dire » est le plus simple, le plus utilisé et le plus accessible pour le lecteur. Toutefois, selon le but ou l’intonation de la réplique, vous serez amener à piocher dans cette liste non exhaustive. On peut « dire avec entrain », « dire en articulant », « dire en souriant »…

Chaque ligne de dialogue ne doit pas être suivie d’un verbe de parole et du nom du personnage qui parle. Si votre conversation est bien ficelée, le lecteur saura qui parle et sur quel ton sans forcément le lui rappeler à chaque ligne. Mais accompagnez votre lecteur dans un cadre qui ne le perde pas en route. Revenir dix lignes en arrière pour comprendre lequel des personnages est en train de parler est très désagréable quand on est pris dans une histoire.

Pour conclure : – choisissez des dialogues qui font avancer l’histoire ou qui permettent de mieux cerner les personnages.

– retravaillez-les à la relecture pour les épurer.

Vous êtes presque arrivés au bout de l’aventure ! La semaine prochaine, vous commencer à relire votre roman.

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