Conseil 15: Se faire éditer

Il est temps que votre oiseau tente de s’envoler de son nid.

Une fois votre roman bien toiletté, le moment est venu de l’envoyer à des maisons d’édition.

Il faut bien faire la différence entre :

– les maisons d’édition à compte d’auteur

– les maisons d’édition à compte d’éditeur

1) Les maisons d’édition à compte d’auteur

De nombreuses maisons acceptent un envoi par e-mail, donc gratuit.

Vous aurez une réponse plutôt rapide (entre une semaine et 2 mois environ).

Vous aurez plus de chances d’être publié que dans une maison traditionnelle.

Le bémol, et non des moindres, vous aurez une participation financière à fournir. Ces maisons d’édition ne survivraient pas sans cet apport. De ma propre expérience, entre 800 euros (éditions Anovi, Sydney Laurent) et plus de 2000 euros (éditions Bergame, Vérone, Baudelaire, les 3 Colonnes,…)

Il est difficile de faire la part des choses lorsqu’on cherche une liste de maisons d’édition, donc un conseil, renseignez-vous bien et lisez bien le contrat si vous avez la chance d’avoir une réponse positive : somme déboursée, corrections, promotion, nombre d’exemplaires, pourcentages des ventes, …

Il est possible de signer avec ces maisons, mais en connaissance de cause.

2) Les maisons d’édition à compte d’éditeur

C’est le sésame dont tout auteur en herbe rêve !

La plupart de ces maisons souhaite un envoi papier (certaines conditions requises : impression recto uniquement, police Times New Roman 12, double interligne, parfois manuscrit relié par des spirales). Il faudra donc investir dans l’impression et l’envoi postal (environ 6€ + 8€ pour un manuscrit de 150 pages). Vous aurez donc peut-être à faire des choix selon votre budget. Certaines maisons d’édition acceptent heureusement les e-manuscrits. Pas de limite de prix, donc allez-y gaiement !

Puis armez-vous de patience ! Certaines maisons d’édition mettent plus de 6 mois à répondre, que ce soit négativement ou positivement. Certaines ne répondent pas du tout… Chaque semaine, certains éditeurs reçoivent jusqu’à 500 manuscrits ! Votre enveloppe ne sera donc pas au-dessus de la pile !

Joints à votre tapuscrit, il y aura également le synopsis (court résumé de votre histoire) qui servira à orienter votre texte vers le bon comité de lecture et une lettre d’intention aux éditeurs (dans laquelle vous vous présentez et où vous sélectionnerez quelques titres de leur catalogue que vous trouvez proches de votre univers). Cette lettre est importante car on dit que certaines maisons d’édition mettent carrément de côté les manuscrits qui n’ont pas retenu leur attention dans la présentation !

Si vous avez la chance d’habiter à Paris (lieu sacré de l’édition française), vous pouvez vous déplacer pour déposer votre manuscrit et pourquoi pas tenter un contact direct ! Qui ne tente rien n’a rien !

Il n’y a plus qu’à attendre !

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Merci tout d’abord de vos précieux conseils, il est rare qu’un auteur en prodigue, surtout de manière aussi claire et précise, à d’éventuels concurrents (je plaisante évidemment).
    Voici mon expérience personnelle, assez désastreuse, il est vrai.
    Auteur amateur, après une dizaine d’années très profitables passées dans le cercle de Carole Ménahem-Lilin (Atelierdecrits, Antigone), j’ai entrepris sur le conseil d’amis, de me faire éditer. Mal m’en a pris. Après avoir prospecté un certain nombre d’éditeurs, aussi bien nationaux que régionaux, le hasard m’a fait tomber chez un libraire éditeur de proximité, que je ne citerai pas nommément, qui fait sur le plan matériel un bon travail, déposant les ouvrages publiés à la B.N.F. comme il se doit, mais n’assurant ni la distribution, ni l’aide à la diffusion, sinon par le biais d’un catalogue illisible. En pareil cas, je l’ai appris à mes dépens, mieux vaut s’auto-éditer, ou passer par un imprimeur,. Il n’est pas d’expérience plus humiliante qpour l’auteur que de pousser un libraire réticent à prendre un ouvrage en dépôt (les frais sont d’ailleurs dissuasifs, et l’ouvrage, non lu, dissimulé derrière un rayon). il reste évidemment possible , comme vous l’indiquez, de faire sa publicité sur le srésaux sociaux ), ou de fréquenter des salons du livre (actuellement annulés pour cause de confinement).
    Il existe une association ad hoc, « Occitanie Livre et Lecture », qui peut assurer le contact avec les journalistes et autres medias, mais le premier soin de cet organisme est de vérifier votre contrat d’édition et de s’assurer qu’il répond bien à la « Charte régionale des éditeurs en région ».
    Ce document est disponible sur le site de l’association, ainsi que la liste des éditeurs agréés.
    Pour conclure, je pense que vous n’êtes pas assez sévère pour c equ’on appelle « éditions à compte d’auteurs, avouée ou déguisée. Il ne faut pas hésiter à dire qu’il s’agit d’une pure et simple escroquerie.

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