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Comment tout a commencé…

Avez-vous déjà dévoré un livre en rêvant de l’avoir écrit ? 

Vous êtes-vous déjà réveillé avec un début d’intrigue en tête ?

Vous êtes-vous déjà dit qu’un personnage ferait un très bon héros de roman ? 

Si vous avez répondu oui à au moins une question, nous avons un point en commun.

Nous avons eu envie d’écrire un roman. 

Depuis mon enfance, j’aime les mots. La lecture fait partie de mon univers. Je n’imagine pas ma maison sans bibliothèque. J’ai régulièrement écrit des poèmes, j’ai fait des études de Lettres et j’ai cartonné à l’épreuve littéraire du concours d’instit. Mais, écrire un livre ! C’était caché bien profondément dans un coin de ma tête. 

Trouver un personnage qui tienne la route, d’accord. 

Trouver un sujet intéressant, possible.

Mais sortir de mon imagination plus de 150 pages d’intrigues, de rebondissements, de descriptions et de dialogues ? Non, c’est impossible ! Et puis quand trouverais-je le temps de faire tout ça, moi maman de trois enfants et instit à temps plein ?

Voilà ce que je me disais il y a moins d’un an. 

C’était sans compter le jour fabuleux où mon mari et moi nous sommes sérieusement posés devant une feuille blanche pour réfléchir à ce qu’on voulait vraiment faire du reste de notre vie. Dans le livre de Jack Canfield « Le succès selon Jack », il y a l’exercice de la vision. Il faut écrire, sans aucune limite d’ordre matériel ou logistique, la vie idéale qu’on rêve d’avoir dans les domaines suivants: revenus annuels, carrière, loisirs, santé, famille, amis, … Cet exercice permet de faire remonter à la surface des envies que nous avions mises de côté à cause de tout un tas de raisons. 

A l’intérieur de ma liste, que je lus à mon mari ce jour-là, il y avait la phrase grâce à laquelle tout a commencé: « Je veux écrire un livre. »

Et pourquoi pas ?

Quelques jours plus tard, je créais mon premier personnage: Sophia.  

Quatre mois plus tard, je mettais le point final à la première version de « Tout le monde sait que la neige est rouge. » 

Prêts à tenter l’expérience à votre tour ?

Conseil 32: Comment enrichir votre vocabulaire ?

Quel vocabulaire employez-vous dans vos romans ? 
Imaginez que vous soyez capable de décrire parfaitement les images qui se bousculent dans votre esprit.  De convaincre votre lecteur dès les premières phrases.
Et de trouver autant de synonymes que nécessaire pour éviter ces répétitions qui enlaidissent les textes.
Avez-vous déjà constaté que, parfois, vos mots paraissaient bancals, incapables de traduire vos pensées ?
Vous vous arrêtez peut-être au cours de vos sessions d’écriture pour fouiller dans votre mémoire ou dans Google, à la recherche de la bonne façon de vous exprimer.
Ce n’est pas que votre compréhension soit limitée, c’est plutôt qu’il vous manque certains termes précis et plus de rapidité pour employer avec naturel les mots que vous connaissez déjà.
Certains écrivains débutants se retrouvent devant une page blanche, déprimés et persuadés qu’ils ne sont pas faits pour écrire, simplement parce qu’ils ont du mal à trouver les bons mots pour raconter leur histoire.
Pour essayer de vous en sortir, vous avez :
– remis au lendemain la rédaction de cette scène clé qui vous tenait tellement à cœur (d’ailleurs, elle attend toujours au fond du tiroir).
– de lire le dictionnaire et d’apprendre des mots par cœur. 

Si vous avez l’impression que vocabulaire rime avec contrainte et déprime, lisez la suite ! 
Vous découvrirez que vous pouvez apprendre du vocabulaire de façon ludique, prendre confiance en vous et réussir votre roman.
Il serait tellement dommage de laisser de côté votre rêve d’écrire, alors qu’il existe des solutions simples pour, en moins d’1h par jour, booster votre vocabulaire et améliorer votre pratique de l’écriture. 
Vous faire plaisir et apprendre à convaincre votre lecteur.
Le vrai problème, ce n’est pas de trouver des mots nouveaux pour enrichir votre répertoire courant. 
Le vrai problème, c’est de savoir comment les aborder pour les retenir et les utiliser ensuite. 
De faire tout cela sans contrainte et avec plaisir.
Vous avez besoin de découvrir comment vous y prendre pour retrouver le goût d’apprendre et développer votre capacité à raconter les histoires qui encombrent votre esprit.
  4 clés pour travailler votre vocabulaire
Clé 1 : Intéressez-vous au monde qui vous entoure. 
C’est particulièrement important quand on veut écrire des histoires. Prenez le temps de vous renseigner en détails sur les domaines qui vous plaisent mais également de découvrir d’autres choses.
Que ce soit le fonctionnement du développement-photo, la géographie de la Chine, les différentes espèces de poissons ou les différentes échelles d’un typhon, cela vous permettra de rencontrer des termes nouveaux.
À force de les côtoyer, vous parviendrez à en retenir certains et à en comprendre beaucoup d’autres.

Clé 2 : Dès que vous croisez un mot dont le sens vous échappe, faites l’effort d’aller chercher sa signification.
Dites-vous bien qu’un mot appris, c’est, en réalité, plusieurs mots compris. En effet, à l’aide de la racine du mot, vous allez comprendre le nom, le verbe, l’adjectif, etc. qui en découlent.
Cela vaut donc vraiment le coup !

Clé 3 : Le cerveau humain est fait pour retenir un grand nombre d’informations. 
Faites travailler votre mémoire et elle se développera. 
Vous pouvez :
– vous aider de moyens mnémotechniques ou d’images pour retenir le vocabulaire dont vous avez besoin.
– utiliser des post-it sur lesquels vous inscrivez les mots à retenir. Collez-les un peu partout autour de vous.

Clé 4 : Pensez à varier les registres de langues que vous lisez ou auxquels vous prêtez attention.
Cela vous aidera non seulement à travailler votre vocabulaire mais également à développer les personnages de vos romans. Vous pourrez les faire s’exprimer différemment dans les dialogues.

Et lisez, lisez et lisez encore ! Votre vocabulaire sera de plus en plus riche.  

Conseil 31: Comment réussir le premier chapitre ?

  Le premier chapitre d’un roman est un moment clé. C’est la rencontre entre le livre et le lecteur. Il doit donc être particulièrement travaillé pour donner envie de continuer la lecture.

Pour réussir ce premier chapitre :
1)Présentez le contexte du roman. Le début d’un roman est l’occasion pour le lecteur de comprendre dans quelle histoire il va se trouver plongé. Vous devez :
choisir judicieusement le moment auquel commence l’histoire : le mieux est de placer ce début le plus près possible de l’élément déclencheur. Vous pouvez aussi utiliser un événement important qui s’est produit en amont (flashback) ou même un événement qui se produira à la fin de l’histoire (flashforward).
choisir le lieu : préférez un endroit stratégique ou significatif pour votre intrigue. N’hésitez pas à distiller quelques informations qui permettront au lecteur de savoir dans quel monde et à quelle époque il met les pieds.
choisir une action clé : vous devez très rapidement évoquer le nœud de l’histoire, à savoir le problème auquel va être soumis votre héros. C’est indispensable pour s’assurer de l’attention du lecteur. De même, parlez des enjeux de ce problème (ce qui risque d’arriver si le héros échoue).
présenter le ou les personnages principaux : un roman n’est rien sans ses personnages. Le premier chapitre est le moment pour le lecteur d’entrer en contact avec votre héros, voire même de créer un lien fort avec lui. Évitez au maximum les premiers chapitres explicatifs avec des personnages de second plan. Veillez au dynamisme du texte. Pour accrocher le lecteur, un premier chapitre se doit d’être dynamique et persuasif. Pour cela : ne vous embarquez pas dans des descriptions ou des présentations interminables. 

2)Choisissez les informations les plus importantes, celles qui permettront au lecteur de comprendre ce qui se passe. Pour les détails secondaires, vous pouvez attendre quelques pages.
soyez clair et précis dans ce que vous écrivez : faites des phrases courtes et veillez à utiliser un vocabulaire riche.
variez les types de textes que vous utilisez. Par exemple, si vous commencez par une courte description, vous pouvez très bien enchaîner avec un dialogue pour aérer le texte et accélérer le rythme, puis continuer par un temps fort (course-poursuite ou révélation) avant de faire descendre la tension en revenant à un récit narratif plus calme.
créez du suspens, que ce soit un véritable suspens (réelle mise en danger du personnage) ou une fausse alerte. Peu importe, l’essentiel est que le cœur du lecteur palpite.

Respectez les différentes étapes de rédaction:
écrivez votre premier chapitre sans stresser, sans limites et sans penser « technique ». La clé de la réussite est d’avoir un brouillon le plus libre possible. De ne pas chercher à être parfait du premier coup.
– prenez le temps de tester plusieurs versions de votre incipit. Soumettez ces versions à des lecteurs afin de récolter des avis. Vous pourrez faire ensuite un choix éclairé.
retravaillez plusieurs fois la version finale notamment lorsque vous aurez terminé votre roman. En effet, vous aurez alors une vision globale de l’œuvre qui vous permettra d’ajouter ou d’enlever des détails, d’affûter vos phrases de manière à convaincre le lecteur.
– terminez la correction de ce chapitre par une lecture à voix haute qui permettra d’appréhender le rythme du texte.

 
  Astuce pour valider votre incipit:
  Écrivez plusieurs débuts et faites-les lire à quelques bêta-lecteurs. Même si ça peut susciter un petit stress, c’est le meilleur moyen de connaître la qualité de ce que vous avez écrit. Pour que ça marche, il vous faut :
1/ des lecteurs bienveillants qui ne vont pas critiquer pour le plaisir.
2/ guider leurs retours pour qu’ils soient constructifs. Ne les laissez pas vous dire simplement « Je préfère celui-ci » ou « Je n’aime pas celui-là ».
Creusez leur réponse pour savoir exactement ce qui leur plaît ou non dans vos différentes versions avec des questions comme :
– que comprends-tu du personnage principal ?
– quelle est l’émotion principale qui se dégage de la scène ?
– y a-t-il quelque chose que tu ne comprends pas ?
– qu’est-ce qui te donne envie de lire la suite ?
– que penses-tu du rythme de la scène ?
– donne-moi une caractéristique du lieu qui te marque.
– quel est l’incipit que tu préfères et pourquoi ? etc.
En regroupant les conseils et les avis, vous pourrez faire le bon choix pour votre incipit. Et à la fin vous aurez une scène capable d’emporter les lecteurs dans votre histoire.

   

Spéciale émission TV

Une fois n’est pas coutume, dans cet article je ne donnerai pas de conseils mais le récit d’une aventure incroyable.

Fin 2020, j’ai eu la chance d’être contactée par l’animatrice de l’émission Love Sisters TV diffusée sur la chaîne Youtube.

Cette émission reçoit dans son studio de Vendargues des artistes locaux : chanteurs, danseurs, peintres, écrivains, etc. Le but est de donner une chance aux talents récents de se faire une place un peu plus importante dans le milieu. Cette émission sert aussi à présenter des associations et des causes humanitaires.

Me voilà donc invitée en décembre, par Myriam Watteau, alias Muriel Lellouche, pour enregistrer une émission diffusée aujourd’hui !

Après avoir passé une nuit un peu agitée, je me pomponne et mon mari me conduit aux studios à 15 minutes de chez nous.

En haut d’un escalier en colimaçon perdu dans une zone industrielle, je rentre dans une petite salle d’attente, masque sur le nez, patientant jusqu’à l’arrivée de l’équipe. La femme de ménage est en train de passer l’aspirateur sur la moquette rouge que j’aperçois par la petite porte entrouverte.

L’ingénieur son arrive et se présente. Puis le cameraman, l’assistante et enfin l’animatrice toute de cuir vêtue.

Au bout de dix minutes supplémentaires, mon cœur battant la chamade, on m’invite à entrer dans le studio. Je laisse dans la salle d’attente les deux artistes peintres, mère et fils, qui passeront après moi.

Je m’installe sur le fauteuil rouge en forme de main, mettant mes deux romans sur la table basse. Dois-je croiser les jambes ? Comment dois-je tenir mon micro ? Je peux retirer mon masque, distanciation respectée. Après deux ou trois conseils de l’équipe qui me met vite à l’aise, on commence à tourner.

Myriam Watteau me demande de me présenter et de parler de mes livres. Et oui ! Je suis là pour ça ! Je m’exécute tant bien que mal. C’est tout un art de parler face à une caméra. D’ailleurs l’héroïne de mes livres n’est pas très à l’aise sur cet exercice dans le tome 1. Mais heureusement pour moi, tout se finit bien. Une seule prise et c’est dans la boîte !

Ouf ! Je respire. J’ai même pu parler du tome 3 qui sortira au printemps.

L’assistante m’offre un T-Shirt de l’émission et moi je leur laisse mon bouquin dédicacé. Ça se fait ?

Bye-Bye ! C’est déjà au tour des suivants.

Je rejoins mon mari très fier de moi bien qu’il n’ait encore rien vu. C’est déjà un grand pas.

N’hésitez pas à visionner l’émission du 15/02/21 à partir de 18h00 sur Love Sisters TV et à me faire des retours sur ce que vous en avez pensé.

Conseil 30: Pourquoi écrit-on ?

Pour raconter une histoire…

Pour faire passer un message…

Pour réfléchir sur le monde qui nous entoure…

Pour revenir sur les traces de notre passé, traumatisant ou pas…

Pour se sortir une scène qui tourne en boucle dans notre tête…

Pour donner vie à des personnages qui nous fascinent…

Pour être lu(e), et reconnu(e), et admiré(e)…

Les raisons d’écrire sont infinies et toutes sont bonnes tant qu’elles permettent de vous motiver.
Personnellement, j’écris pour toutes ces raisons. Mais aussi pour celle-ci :

J’écris pour être heureuse.

Parce que lorsque je me plonge dans mon récit, j’oublie pendant quelques minutes mes problèmes et mes obligations.

Parce que lorsque je me mets dans la peau d’un personnage en lutte, je réfléchis aussi sur ma manière de résister au malheur, à travers les stratégies mises en place par ce même personnage.

Parce que je prends un plaisir fou à créer et à laisser s’exprimer cette créativité !

Dans la vie, nous séparons ce dont nous avons besoin de ce dont nous n’avons pas besoin.
Et, très souvent, nous rangeons l’écriture dans la seconde catégorie, parce que nous considérons cette activité comme un « luxe », un bonus, un hobby.

Mais si écrire est une condition sine qua non de notre bonheur…… est-ce toujours un hobby ?

Je ne me suis pour l’instant jamais forcée à écrire. À me lever tôt, oui, souvent ! mais jamais à écrire.

Parfois, j’ai davantage besoin de lire un bon roman, mais l’écriture est intégrée à mon rituel quotidien. C’est devenu une addiction. J’ai des idées plein la tête !

Aujourd’hui (dimanche 7 février au moment où j’écris cet article), j’ai mis le point final au tome 3 de la trilogie « Tout le monde sait ». Quel bonheur ! Le manuscrit est prêt à être lu par mes correcteurs bénévoles:) qui se reconnaîtront et à infuser pendant quelques semaines. Le temps pour moi de passer à un nouveau projet : un concours de nouvelles lancé sur la plateforme Kobo. Un polar à écrire avant le 31/03 sur le thème : « La nature et l’environnement :nouveau terrain de jeux du crime ».

Après un an et demi passé avec mes personnages Sophia et William, ça va me faire bizarre de me lancer dans un nouvel univers.

Et vous, pourquoi écrivez-vous ?











Conseil 29: 4 idées de projets après un premier roman

Le premier roman c’est le plus difficile. On manque de confiance en soi. On se dit que les autres en sont capables mais pas nous. On avance en terrain inconnu. On a toutes les compétences à acquérir. 

C’est un projet qui peut vous prendre plusieurs mois ou plusieurs années et qui vous poussera souvent hors de votre zone de confort. Vous alternerez peut-être entre des temps d’abondance créative et des traversées du désert. 

Arriver à la fin vous donnera un grand sentiment d’accomplissement. Mais cela peut aussi vous laisser un grand vide. 

Voici quelques projets dans lesquels vous pouvez vous aventurer après : 

1) Tout simplement, recommencer avec une autre idée. Avec les compétences acquises vous pouvez vous fixer un plan de travail sur moins d’un an. Profitez-en pour identifier vos points faibles et formez-vous sur ces point particuliers en parallèle de ce nouveau projet. Les formations en ligne, gratuites ou non, abondent sur internet. Vous pouvez vous inscrire à de plus en plus de newsletters d’auteurs qui sauront vous remotiver. Vous pouvez aussi investir dans des livres didactiques.

2) Accélérer le rythme avec des romans plus courts ou des nouvelles. Je ne l’ai pas encore testé mais le NaNoWrimo a popularisé l’idée d’écrire un roman en un mois. Ça peut être un beau défi à relever si cette approche vous plaît. Vous pouvez vous construire une bibliographie importante en quelques années, ce qui aura du poids lorsque vous frapperez à la porte de maisons d’édition. 

3) Développer votre univers avec une série littéraire. C’est idéal si vous voulez développer un univers vaste et que vous n’aimez pas dire adieu à vos personnages. Attention toutefois à l’ennui et au manque d’originalité si votre série se prolonge trop. 

4) Diversifier vos compétences en vous essayant à un autre style. Polar, aventure, science-fiction, fantasy, romance… Rien ne vous oblige à vous limiter à un seul genre. 
Renseignez-vous sur les codes de ces genres et explorez un nouveau monde !

Vous avez suffisamment d’idées ? Alors remettez-vous au travail ! 

Conseil 28: Un mental d’acier, clé de la réussite

Le manque de motivation, le manque de confiance dans ce que vous écrivez, le manque de temps, le syndrome de la page blanche, des idées confuses…  Ce seront les problèmes les plus cités si je vous demande « quel est votre plus grand blocage ? ».
Bien avant les techniques d’écriture, la structuration du roman, le vocabulaire ou l’amélioration du style.  La vraie différence entre les romans inachevés et les romans terminés c’est d’abord le mental.  La capacité à trouver le temps, rester motivé, écrire jour après jour et tenir ferme jusqu’au point final.  Si vous voulez durer dans l’écriture, il faut que jour après jour vous travailliez cette question du mental.  Comment développer son mental ?  
 1) La gestion du temps pour écrivain. 
Revoyez vos objectifs de vie et vos priorités. Classifiez tout ça pour insister sur ce qui compte vraiment pour vous.  Si vous lisez ce blog, c’est peut-être que l’écriture de votre roman en fait partie. Définissez donc un objectif précis pour ce projet puis développez un plan d’action. Ensuite, transformez ce plan en routines quotidiennes que vous intégrerez à votre emploi du temps. Il est important de pratiquer l’écriture tous les jours.

2)  La routine d’écriture.
Une fois que vous avez libéré du temps dans votre journée, travaillez sur l’efficacité. Cherchez le bon moment et le bon environnement pour doper votre créativité au moment d’écrire.  Restez concentrés pendant votre temps d’écriture. Gardez votre habitude d’écriture quotidienne même quand l’emploi du temps est chamboulé, pendant les fêtes ou pendant les vacances comme je l’expliquais dans l’article 23.  Avec ce rituel, vous êtes sûrs d’avancer tous les jours et vous savez comment continuer même quand vous vous heurtez à la page blanche (cf article 9). 

3) Gérer son éditeur intérieur.
C’est une étape clé du mindset de l’écrivain. Savoir faire taire la censure en nous. Cet éditeur interne qui veut toujours corriger et qui est extrêmement critique.  Si vous ne savez pas l’apprivoiser, c’est presque inutile de commencer à écrire un roman complet. Votre éditeur risque de mettre de côté le manuscrit avant même qu’il soit fini.  Par contre si vous le gérez bien, vous pourrez aller au bout et utiliser votre potentiel pour améliorer votre œuvre. Ayez confiance en vous.

4) La stratégie pour gérer ses recherches documentaires. 
Vous serez peut-être surpris que je classe ça dans le mental. Et pourtant la recherche documentaire est très liée à votre état d’esprit. Elle est vitale pour votre roman mais si vous ne savez pas vous canaliser, elle peut devenir votre pire distraction et vous conduire à l’échec.  Vous devez apprendre à chercher les idées de façon efficace et savoir quand il faut s’arrêter. Vous risquez sinon de passer des heures à chercher la topographie d’une ville ou la flore d’une région. Pour cela, soyez méthodiques. Déterminez à l’avance le nombre de sites internet ou de livres que vous allez consulter sur un thème et prévoyez les temps que vous lui accorderez. Vous n’écrivez pas un documentaire. Ne harassez pas le lecteur de détails techniques sur une montagne ou les coutumes d’un pays, peut-être intéressants mais inutiles pour l’avancée de votre intrigue. Saupoudrez discrètement le texte pour que le lecteur visualise l’univers dans lequel vous le plongez mais restez subtils.  

Suivez ces quatre étapes et vous réussirez à terminez votre roman. Il suffit de choisir de passer à l’action !    

Conseil 27: Créer un héros attachant


Pour plaire à ton lecteur, votre héros doit respecter un certain nombre de codes.
Voici notamment 5 qualités que vous pouvez utiliser et que l’on retrouve dans la plupart des histoires :

1- Le héros est caractérisé par l’action.
Il n’attend pas que les problèmes se résolvent eux-mêmes, il agit ! Il poursuit un but précis tout au long de l’histoire et fait son possible pour réussir.
De longs passages sans action de la part de votre héros ou sans prise de décision de sa part lassera vos lecteurs.

2- La plupart du temps, le héros représente les valeurs morales de la communauté dans laquelle il se trouve.
Je dis bien « la plupart du temps ». Un héros ne doit pas être « plat » en étant trop parfait. Si c’est un « gentil », il doit également avoir sa part d’ombre. Le ying et le yang. Un héros peut aussi, même si c’est plus rare, être un « méchant ». Dans ce cas également, il devra avoir une part de lumière en lui. Par exemple, un meurtrier peut s’occuper à la perfection de sa maman placée en maison de retraite ou protéger la nature et les animaux.

3- Le héros est altruiste.
Il met tout en œuvre pour protéger les autres. Il est donc aimé (ce qui provoque l’intérêt du lecteur). Les lecteurs aiment s’identifier à un personnage.

4- Le héros est compétent 
(ou capable d’acquérir des compétences) même s’il présente des maladresses ou des incapacités dans certains domaines.
Trouvez-lui une passion, un domaine de prédilection dans lequel il excelle ou cherche à s’améliorer.

5- Le héros est déterminé.
Il garde une force intérieure qui le pousse à se relever lorsqu’il tombe. Il a de la volonté, même s’il peut avoir des périodes de doutes qui le ralentissent dans sa quête.

Dans tous les cas, il faut que le héros soit à la fois crédible et convaincant.

 

Conseil 26: A quoi penser pour créer un monde imaginaire?

Certains genres littéraires comme la fantasy, les contes, la science-fiction nécessitent la création d’un monde imaginaire. Pour l’instant, ces genres ne font pas partie de mon univers, plutôt orienté vers le polar et les récits de vie. Mais il se peut que je me tourne un jour vers la création d’un monde imaginaire. La fantasy et la science-fiction offre énormément de libertés. Toutefois, il faut tout de même que votre histoire soit régie par des codes très stricts pour ne pas partir dans tous les sens et perdre de la cohérence.

Pour cet article, je me suis aidée de deux autrices/bloggeuses qui maîtrisent ces genres : Cécile Duquenne et Rebecca Monnery.

Donc, si votre intrigue se situe dans un autre monde que celui que nous connaissons, vous aurez besoin de réfléchir à différents points :

  1. La carte de votre monde imaginaire

Avant de débuter la rédaction de votre histoire, n’hésitez pas à prendre une feuille et un crayon et à élaborer une carte de votre monde.

Pas besoin de grandes capacités artistiques !

Un simple schéma vous aidera déjà à visualiser les choses et à ne pas faire d’erreurs lors des déplacements de vos personnages.

Sur cette carte, pensez à placer :

  • les limites des territoires des différents peuples et du monde connu à l’époque de votre histoire
  • le relief principal (montagnes, forêts, déserts, etc.)
  • les points d’eau importants (grands fleuves, mers, oasis, etc.)
  • les grandes villes
  • les lieux essentiels liés au passé ou aux légendes de votre monde (ville fantôme, lieu de bataille, etc.)

N’oubliez pas de fixer une échelle, même si elle n’est pas très précise au départ.

Lors de la rédaction, vous aurez besoin d’avoir une idée des distances parcourues par vos personnages et du temps qu’ils mettent pour se rendre d’un point à un autre.

Bien entendu, votre carte s’étoffera au fur et à mesure.

  • Les peuples de votre monde imaginaire

Un monde est généralement peuplé. Quel que soit le type de population (hommes, elfes, géants, etc.), vous avez besoin de réfléchir à la façon dont ces peuples sont organisés et aux relations qu’ils entretiennent entre eux.

Ainsi, pour chaque peuple, réfléchissez :

  • à la langue (langue commune au peuple ou dialectes différents, langage oral, par signes ou autre, etc.)
  • à la religion (monothéiste, polythéiste, type de dieux, rites, etc.)
  • à la mode vestimentaire et aux signes physiques distinctifs (couleur de peau, tatouages, nombres de membres, etc.)
  • aux habitudes de vie (nomade, sédentaire, rites de passages à l’âge adulte, mode de transport, etc.)
  • à la façon de subvenir aux besoins fondamentaux (propreté, alimentation, etc.)
  • aux relations avec les autres peuples (commerce, guerre, etc.)
  • aux caractéristiques artistiques (architecture, musique, représentations graphiques, etc.)
  • à l’utilisation ou non de la magie et aux règles qui régissent cette utilisation

Toutes ces choses contribueront à comprendre le niveau de développement de vos peuples et vous aideront à construire votre intrigue.

  • Les autres composants de votre monde imaginaire

Votre monde imaginaire doit aussi être rempli par des êtres moins développés que vos peuples principaux.

Pensez à :

  • la faune (animaux réels ou imaginaires) : liste les caractéristiques des êtres les plus importants pour votre histoire
  • la flore (arbres, plantes, fleurs, etc.)

Attention, il peut être très tentant de passer des heures et des heures à élaborer un monde pour rivaliser avec Tolkien !

Ne perdez cependant pas tout votre temps à lister des noms de fleurs ou de fruits ! Concentrez-vous sur l’essentiel et complétez au fur et à mesure.

Un conseil pour vous aider à trouver des idées : faites des recherches sur les végétaux rares, les civilisations disparues, les animaux et les paysages étranges.

Vous pouvez aussi reprendre des légendes locales, des tableaux de grands peintres, des sculptures, etc… et les transformer pour créer de nouveaux éléments.

Bonne création !

Conseil 25: Créer une vraie intrigue

Tout écrivain débutant espère avoir assez d’éléments pour parvenir au bout de son roman. On veut aussi se faire plaisir en écrivant. On a envie de surprendre son lecteur. Et on a l’impression que c’est compliqué de tout faire à la fois. D’écrire quelque chose de neuf et de personnel en même temps.

Vous avez peut-être déjà essayé plusieurs techniques pour réussir.

Comme par exemple de noter toutes vos idées, d’en chercher toujours plus pour être certain d’avoir des choses à écrire. Vous avez peut-être aussi tenté d’organiser votre intrigue mais vous ne savez pas vraiment comment vous y prendre.
Vous vous êtes peut-être également creusé la tête pendant des heures pour découvrir des idées originales, pour sortir des clichés… sans vraiment parvenir à un résultat satisfaisant.

Pas de panique, le vrai problème, ce n’est pas de trouver une idée de départ ni de découvrir une multitude d’idées capables de venir compléter la première.

Le vrai problème, c’est surtout de comprendre comment fonctionne l’intrigue d’un roman et d’avoir quelques techniques simples pour obtenir une intrigue captivante en y consacrant un minimum d’efforts.

Vous avez besoin de découvrir les clés pour construire l’intrigue de votre roman en moins d’une semaine et mettre toutes les chances de votre côté pour le terminer.

Je voudrais partager avec vous trois techniques, piochées à droite à gauche de mes recherches, qui vous aideront à donner de la force et du dynamisme à vos intrigues.

Technique n°1 : Quand vous lisez un roman qui vous captive, demandez-vous comment l’auteur s’y est pris pour construire son histoire et vous tenir en haleine. Pas besoin d’y passer des heures. Prenez un carnet et notez par exemple :

  • la façon dont le roman commence : in médias res (directement dans l’histoire) ou non, par une description, un dialogue ou autre, par un élément surprenant ou non, etc.
  • le nombre de péripéties présentes dans l’intrigue
  • le ou les moments où l’auteur introduit des surprises
  • la façon dont l’auteur termine : fin ouverte ou fermée, fin heureuse ou malheureuse, etc.

Lorsque vous aurez noté plusieurs trames d’histoires, vous comprendrez mieux comment fonctionnent les romans que vous aimez. Vous comprendrez des idées et les mélangerez pour écrire vos propres intrigues.

Technique n°2 : Ne vous arrêtez pas à vos premières idées quand vous réfléchissez à votre intrigue. Essayez de penser à différentes solutions, à ce qui arrivera si vous complexifiez encore la situation de votre héros, à ce qui se produira s’il réussit ou, au contraire, ne réussit pas dans telle ou telle situation. Une fois que vous avez deux ou trois solutions différentes, demandez-vous :

  • ce qui vous plaît le plus, ce que vous avez vraiment envie d’écrire : c’est important de se faire plaisir !
  • ce qui permettra de maintenir le suspense et l’attention de votre lecteur : c’est important de faire plaisir au lecteur si vous voulez qu’il arrive au bout de votre histoire !
  • Ensuite, faites au mieux pour garder un équilibre entre ces deux contraintes.

Technique n°3 : Chaque élément que vous intégrez dans votre intrigue doit la faire avancer. Si vous ajoutez trop de fioritures, vous risquez de perdre votre lecteur. Veillez donc à réfléchir en amont de la rédaction à quel doit être le nœud de votre intrigue. Gardez-le toujours à l’esprit.
Quand vous avez une nouvelle idée, demandez-vous :

  • si elle est cohérente avec le fil conducteur de votre roman
  • ce qu’elle apporte concrètement à votre intrigue

Si votre idée ne sert qu’à vous vanter d’avoir ajouté une centaine de mots à votre roman, laissez tomber. Vous risquez d’affaiblir votre intrigue.

Ces techniques feront vraiment la différence dans votre travail d’écrivain si vous les appliquez. Des techniques comme ça, il y en a beaucoup d’autres. Je vous en parlerai dans un prochain article.

Conseil 24: Êtes-vous fait pour écrire ?

C’est une fausse idée encore très répandue : pour être écrivain, il faut avoir reçu un don particulier à la naissance !
En réalité, écrire s’apprend. Tout comme la musique, la peinture ou parler une langue étrangère, apprendre à écrire demande de la volonté et de la technique.

Vous rêvez d’écrire ? N’attendez pas. Faites le premier pas dès aujourd’hui !

Voici quelques conseils pour vous aider à dépasser les difficultés des premiers pas.

– Trouvez une personne de confiance capable de vous encourager (même si elle ne connaît rien à l’écriture).
– Écrivez de courts textes en variant les styles pour comprendre ce que vous aimez le mieux. Lancez-vous des défis car chercher à se dépasser est un moteur puissant pour progresser. Surmontez vos échecs et vous en sortirez plus forts.
Exemples de défis : faire des jeux d’écriture en groupe pour partager et obtenir des conseils (il en existe plein sur internet et notamment sur Facebook), sortir de sa zone de confort en s’essayant à d’autres genres littéraires, travailler un point technique particulier (trouver des synonymes, tenter la description d’une scène de bataille ou inventer un dialogue, vérifier l’origine d’un mot, etc…)
– Quand vous rencontrez une difficulté technique, n’attendez pas une révélation divine : faites quelques recherches pour la dépasser.
– Dites-vous que même les plus grands écrivains écrivent des brouillons (avec des erreurs, des répétitions, des phrases tordues, etc.).
– Persévérez en vous asseyant chaque jour à votre table de travail. Si vous n’osez pas poser un seul mot sur le papier, toute la théorie des livres et des sites internet ne vous aidera pas à mieux écrire. Comme pour un entraînement sportif, la pratique régulière muscle la créativité.
– Faites-vous plaisir avant tout !

Je ne sais plus d’où vient cette maxime, mais je l’ai un jour relevée :
« Impossible, difficile, fait ! »
À méditer !